Rythme d’entrainement

Le cerf-volant pilotable en tant que pratique sportive n’échappe pas à la nécessité d’un programme d’entraînements surtout dans un objectif de compétition. Même dans une pratique purement loisirs, l’envie de progresser amène à s’interroger sur le meilleur moyen d’y parvenir.

La pratique du cerf-volant en France n’est cependant pas très académique et même dans son organisation sportive. Le cerf-volant est un sport-loisirs. Je vois souvent des pratiquants ne pas se donner les moyens de progresser car il faut y consacrer du temps. Il en résulte que les bons pilotes sont ceux qui sont doués. Pourtant avec de l’assiduité on peut progresser et développer sa capacité de pilotage.

Indoor

Ainsi dans ma pratique de l’indoor j’ai commencé par un rythme soutenu de 3 séances par semaine en me consacrant à chaque fois à consolider les bases au lieu d’apprendre de multiples choses. Le cours 4 lignes que j’ai mis en place à Cramayailes traite de la question en détail.

Actuellement je suis sur un objectif de rythme d’un entraînement par semaine avec beaucoup de période creuse car l’indoor est plus facile que l’extérieur puisque la variable vent est totalement maîtrisée.

Suivi des entraînements indoor

En me remettant un mois avant une échéance de compétition, j’arrive à reprendre mon niveau précédent.

Extérieur

Le cerf-volant en extérieur nécessite plus d’assiduité dans mon cas. Outres le fait de devoir apprendre à voler avec la variable vent, le cerf-volant Outdoor requiert plus de matériel. Au début quand on commence on ne dispose pas toujours de la panoplie SUL, Standard, semi-ventilé, ventilé. Cela a pour conséquence de limiter la plage de vent d’apprentissage et le nombre se séance ce qui conduit à allonger la durée de celles-ci.

J’étais dans ce cas de figure qui ne m’a pas permis de maîtriser toutes la plage de vent surtout en plage haute et l’allongement de la durée de chaque séance n’est pas idéale pour l’assimilation. Le cerveau apprend en dormant donc il vaut mieux 8 séance d’une heure que une séance de 8 heures.

Suivi entraînement outdoor

Actuellement mon objectif d’entraînement en Outdoor est de 3 séances hebdomadaires. Je dois rattraper mes lacunes. Nous ne sommes malheureusement pas tous égaux devant l’apprentissage. Certains auront besoins de moins de séances et d’autres plus. Mais l’expérience s’acquiert avec le temps donc multiplier les séances permet d’acquérir de l’expérience.

Assiduité et discipline

Pour celui qui désir se dépasser, l’accomplissement de toute activité doit se faire avec assiduité et discipline. Cela est encore plus vrai quand le temps est compté.

Une séance d’entraînement peut être optimisée en fonction de l’objectif. Si l’on dispose d’une heure pour voler, il faut être efficace et y consacrer réellement une heure. La répétition des exercices est un élément primordial. L’apprentissage étant fait de répétition il faut faire au moins 10 fois les exercices. Par exemple un virage sur la pointe est maîtrise si on le fait 10 fois de suite avec 10 sur 10.

La détente

L’entraînement ne doit pas faire oublier le plaisir de voler. J’aime terminer une séance par quelques minutes de vol libre afin de constater les progrès. Je découpe également la séance en portion de 20 minutes qui correspond pour moi à la limite de fatigue. Cette pause de 5 minutes max permet d’éliminer les tensions dans les poignées et les épaules.

Regardez “Entraînement revo semi-ventilé à Draveil” sur YouTube

Entraînement en sur-toilé

Cerf-volant Revo Barresi semi-ventilé à Draveil

Depuis quelque temps j’avais repérer ma manière de voler en sous-toilé et j’avais remarqué que cela était dommageable en compétition car en cas de chute de vent il faut plus d’effort pour tenir en l’air.

Sous-toilé ou sur-toilé

En entraînement voler en sous-toilé permet de progresser dans la mise en pression et dans les efforts de déplacement et je pense avoir atteint un palier dans mes capacités. De plus en ballet il faut parfois rattraper le tempo donc aller plus vite. En étant sous-toilé la tâche est ardue. C’est pourquoi je préfère en avoir sous le pied et voler en sur-toilé pour les ballets ou la compétition.

Sur-toilé : un pilotage différent

Je n’en ai néanmoins pas l’habitude et je me suis fais violence aujourd’hui à Draveil. Avec un vent de 16 à 20 mph je me suis retenu avec le semi-ventilé là où j’aurais bien pris le ventilé. Le contrôle nécessita un peu d’adaptation et 2 crans de plus sur l’échelle de noeuds. Je suis passé directement à la marche arrière qui permet de bien sentir le revo et après quelques dizaines de minutes le résultat fut assez satisfaisant.

En revanche le fait d’avoir ajouter du frein implique un contrôle plus vif pour donner des accélérations brèves. En effet dans un vent fort il faut certes lâcher plus de frein (2 noeuds à l’echelle) mais également vite freiner. Cela ouvre une nouvelle façon de piloter !

… surtout en vent fort

Pendant ce temps le soleil aidant la base de loisirs était prise d’assaut et parmi la foule: un petit delta, signe d’un vent fort.

De mon côté la séance fut consacrée à la maîtrise des motifs de mon ballet en sur-toilé. Bientôt une vidéo.

2e séance de la journée

Après une matinée au gynmase de Moissy-cramayel à m’entraîner pour l’une des dernière fois avant la finale du championnat Indoor, il me restait encore un peu d’énergie pour affronter le vent de dehors à Courcouronne.

Entre 9 et 12 mph à 16h, le semi-ventilé était parfois un peu sous-toilé en fin de séance au bout d’une heure. Effectivement les relevé affichait 7 mph. Je comprends pourquoi j’ai souffert. Au championnat de France je pense que je vais pour la première fois sortir 2 revo en cas de vent un peu limite entre 2 catégorie.

La séance d’indoor du matin m’avait néanmoins un peu lessivé, je n’ai donc pas prolongé l’entraînement. Demain sera un autre jour.

On garde le rythme

Je garde le rythme de mes 3 entraînement par semaine afin d’apprendre à voler dans tout type de vent. Ce midi le vent se mesurait entre 20 et 25 mph. C’est donc en toute logique que le ventilé 4 plumes 68 kg fut sorti du sac.

Revo Barresi ventilé à Vincennes

Avec ce vent le passage de mon baller ou je suis en haut de fenêtre était vraiment difficile. Je vais modifier un peu le motif afin de ne pas avoir à être là haut.

Une erreur que je commets également est de faire des motifs trop grand. Cela me conduit en bord de fenêtre où le vent est plus faible et en cas de chute de vent, je n’arrive plus à suivre le tempo. Je vais travailler à ne pas trop m’excentrer du centre de la fenêtre.

Ne pas trop s’éloigner du centre et garder une marge de vitesste pour rattraper le tempo

Les motifs s’enchaînent bien jusqu’au 2/3 de la musique. Après je vais devoir être créatif. En 2 mois, ça va le faire….

Revo Barresi ventilé à Lisses

je voulais tester mes lignes de 68 kg égalisées lundi dernier. La vitesse moyenne du vent ne descendait pas en dessous de 15 mph ce qui m’autorisa à sortir le ventilé et à dérouler mes 68 kg.

revo Barresi ventilé

L’égalisation des lignes effectuée lundi a été bénéfique. Le vent assez fort pour être en limite haute du ventilé a sans doute bien étirer mes lignes. Je vais les vérifier à mon prochain passage au gymnase.

J’ai consacré la session à travailler les motifs en rotation/slide. Mes efforts commencent à payer. J’arrive de mieux en mieux à m’accomoder des différents types de vent.

L’entraînement est une chose sérieuse pour qui veut progresser. C’est d’ailleurs une constante applicable dans tous les domaines.

Entraînement revo à Vincennes

Plaine de jeux du Polygone au petit matin

Le temps se fait plus clément après la neige et la pluie des derniers jours. C’est donc le moment de sortir le midi pour voler car j’ai la chance de travailler à côté d’un spot de vol: le Polygone de Vincennes.

Avant d’aller au bureau, un petit passage sur le terrain m’a permis de vérifier qu’il était bien accessible. Il m’estarrivé de venir sur un terrain et de le découvrir envahi par les forains ou les gens du voyage. Cette fois aucune crainte: la plaine de jeux du Polygone était bien disponible pour ma séance d’entraînement.

Sur les coups de midi, la pelouse était un peu humide et l’air encore frais même si un soleil timide illuminait la plaine de jeux.

revo Barresi semi-ventilé

Le vent de nord voire nord-ouest par moment soufflait être 9 et 15 mph. J’ai choisi le semi-ventilé.

Joueurs de cricket au loin

Ma séance fut consacrée aux motifs de mon ballet que ne je maîtrise pas encore bien. Voler sur la musique est un exercice difficile car la musique n’attend pas. Leçon du jour:

Il faut voler surtoilé pour pouvoir rattraper le tempo avec des accélérations.

Comme j’avais choisi le semi-ventilé, j’étais parfois à la peine.

La source de satisfaction du jour fut les virages à angle droit dont j’ai enfin trouvé un bon compromis entre la rotation et le micro-stop. Il me reste à travailler mes bicyclettes qui manquent de mordant et mes marches arrières en diagonale pas très propres…. demain est un autre jour.

Préparation d’un ballet de cerf-volant pilotable

Lorsque l’on fait du cerf-volant pilotable devant un public ou en compétition, l’évolution en musique ou ballet est une obligation que le cerf-voliste novice n’appréhende pas naturellement. Le ballet implique en effet un niveau de discipline superieur et une fibre artistique qui n’est pas donnée à tous.

Depuis un an je m’efforce en salle de préparer mes ballets avec une certaine méthode que j’applique depuis une semaine à la préparation du championnat de France outdoor. Cette méthode est assez systématique et se décompose en 5 étapes:

  1. inventaires des déplacements élémentaires et des motifs
  2. choix d’une musique
  3. placement des motifs principaux
  4. ajout des motifs de liaison
  5. Entraînement

Inventaires des motifs

Écrire un ballet est analogue à l’écriture d’un livre. Les mots sont les mouvements de bases ou motifs. L’écrivain doit connaître des mots donc le cerf-voliste doit connaître des motifs. C’est pourquoi en premier lieu il faut faire la liste de ce que l’on sait faire.

Choix de la musique

La liste des motifs guidera le choix de la musique. Ainsi des motifs avec de nombreux changements de directions seront plus adaptés à un tempo rapide et des motifs amples sans doute plus adaptés aux tempo lents. Souvent les refrains porteront les motifs clés du ballet c’est-à-dire les mouvements que nous allons obligatoirement placer dans le ballet car ils correspondent à ce que l’on pense être de plus spectaculaires ou artistiques à présenter.

Placement des motifs principaux

La musique étant choisi et les motifs clés en place sur les refrains, il faut placer les motifs principaux. Il s’agit de sélectionner parmi nos motifs ceux qui s’insèrent bien dans les éléments de la musique. Il s’agit par exemple du début de la musique ou de certains passages des couplets.

Il ne faut pas chercher à écrire le ballet de A à Z d’une traite mais placer les motifs principaux uniquement

Une erreur est de vouloir absoluement placer tout son catalogue de motifs dans un ballet. La musique que l’on a choisie n’est pas extensible et ne se prête peut être pas à tous les motifs. Il faut savoir ne pas mettre un motif mêmes si on l’aime bien si jamais il ne rentre pas dans les phrases musicales.

Ajout des motifs de liaisons

Les motifs principaux sont dispersés dans la fenêtre. Pour les enchaîner il va falloir déplacer le cerf-volant en utilisant des motifs de liaison. Il peut s’agir de motifs de son catalogue que l’on n’a pas encore choisis ou bien simplement de lignes droites !

Entraînement

La préparation du ballet se fait en situation pour le choix de la musique et le calage des motifs principaux. En effet c’est sur le terrain, en vol que l’on prend mieux en compte sa propre capacité à réaliser un motif sur un tempo donné. Même si on visualise mentalement un ballet en écoutant une musique, l’épreuve du vol à le dernier mot.

Une fois les motifs principaux et la musique choisie, les motifs de liaison sont en générales plus simples et ne poseront pas de difficulté de réalisation. On peut alors se contenter d’une écriture mentale ou sur papier avant d’aller vérifier en vol.

Ensuite quand tout est prêt ou presque (même si toutes les liaisons ne sont pas choisies) il faut répéter le ballet pour l’assimiler. Cela peut se faire en dehors du terrain en écoutant la musique et en visualisant mentalement le ballet. Personnelle cette préparation mentale me permet d’apprendre mon ballet pendant mes heures de transports quotidiens.

Entraînement marche arrière

La séance d’aujourd’hui fut consacrée à la marche arrière. Je me dois de constater que je ne la maîtrise pas suffisamment. J’ai donc repris la base: la ligne droite.

Avec un vent léger entre 4 et 7 mph, l’exercice ne fut pas de tout repos. D’autant plus que les prévisions avaient annoncé 17mph en rafale, j’avais donc monté le standard en 3 plumes.

En condition de vent faible il faut faire attention à ne pas déventer et faire retourner l’aile en tirant trop sur les freins. En ligne droite horizontale j’ai découvert qu’il ne fallait pas trop tirer sur le frein de l’aile du haut qu’on dévente plus facilement que l’aile inférieure. La marche arrière est plus facile en actionnant le frein de l’aile inférieure et en laissant l’aile supérieure plus lâche afin que le vent s’engouffre bien dans le dessous de l’aile.

Cette découverte m’amena à explorer le bord de fenêtre en marche arrière. Est-ce que la mise en “glide” fonctionne aussi en marche arrière ? L’expérience ne me permit pas de conclure avec certitude mais il semblerait que la mise en plané dans le sens inverse permet de prolonger la marche arrière. C’est-à-dire si le revo va à droite en marche arrière, donc BA vers la gauche, il faut basculer en “glide” (“float ” ou plané comme on veut l’appeler) vers la gauche i.e. pointe des pieds vers le haut.

Une séance très instructive !

Juste pour le plaisir….

Rainy day

Le niveau 8 du club 38 doit se mériter. En effet si les stop et les slides ne sont à priori pas compliqués il faut néanmoins avoir de quoi faire des stop. La menace de la pluie n’allait pas m’arrêter.

Le vent annoncé à 5 mph avec des rafales à 17 ne fut hélas pas au rendez-vous. Je mesurais à  peine 3 mph et adieu les rafales. Je ne pouvais pas tenir le stop BA en haut en 2 plumes.

Finalement la séance se transforma en entraînement en petit vent. Rien ne se perd tout se transforme. 

L’enseignement de cette session c’est qu’en vent faible, l’humidité ou même une pluie fine annihile complètement mes efforts. Or en compétition je dois pouvoir voler à 4 km/h soit 2.5 mph. Ce n’est pas gagné et carrément hors de ma portée si c’est humide.  Vais-je devoir me faire un SUL 1.5 ?