Visite sur la butte d’Orgemont

Le site, prisé par le club Hurricane, jouit d’une situation privilégiée. Il est perché à plus de 100m surplombant la capitale.

La butte d'Orgemont et la vue sur les tours de la Défense

L’accès est facile par l’A15 et quelques places de parking au bout de la rue du clos des moines à Argenteuil.

Le site n’est pas très grand. Nous fûmes une petite dizaine et la place pouvait paraître petite surtout avec les lignes de 40m des 2 lignes.

Le butte n’est pas un lieu de rencontres de pilotes revo même si Hurricane prévoit de s’équiper en 4 lignes Décathlon pour l’initiation: l’oaro 100. J’ai d’ailleurs pu tester aujourd’hui ce cerf-volant: il ne fait pas de miracle pour ce prix. Pas de mise en pression un peu comme le Mojo et nécessite une adaptation. Le débutant n’aura pas à s’adapter mais il faut penser qu’il passera par la suite à autre chose. C’est dans cette adaptation inverse oû il fait moins bien que le Mojo. Avec sa forme non plane je pense que l’adaptation est trop importante et le pilotage différent de celui d’un revo.

Il n’est donc pas judicieux pour un novice qui va passer ensuite au Revo

La butte d’Orgemont est un spot intéressant pour les vent de sud ou sud-ouest mais vous prive de la vue. Au contraire un vent de nord ou nord-est permet de voler avec un joli panorama.

Dommage qu’il soit si loin de mon domicile à 1h de voiture. Pour les pilotes basés à Paris ou au nord de Paris ce spot est de premier choix pour la belle vue qu’il propose.

Le cerf-volant 4 lignes ne coûte pas cher

Un des freins qui est souvent évoqué concernant la pratique du cerf-volant pilotable est le coût des machines. En effet un cerf-volant de bonne facture coûte entre 200 et 350 €. Les 4 lignes sont les plus onéreux. Ce coût doit être relativisé.

Revo Barresi semi-ventilé

En effet si on considère cela comme un investissement, il fait le ramener au coût de pratique car si on trouve dans le commerce des objets volant électronique pour moins cher, le cerf-volant reste bien plus abordable. Il suffit de considérer le coût de l’heure de vol.

Coût de l’heure de vol

A ce jeu les 4 lignes avec la possibilité de changer les barres offrent un rapport coût/heure de vol imbattable. Un révolution B-serie coûtait environ 350 € en standard avec 2 jeux de barres. Cela permet de voler entre 6 mph et 20 mph. Même dans les terres cela laisse beaucoup de possibilité et assure de pouvoir voler au moins une fois par semaine. Partant d’une hypothese de 2 heures par séance cela fait 104 heures par ans.

350/104 = 3.37 €/h

Avec un drône en plus du coût de la machine il faut ajouter une nombreuses batteries de rechange pour rester sur le terrain 2 heures durant.

Le revo coûte moins cher à la pratique que le drône

Le pilote enthousiaste qui vole encore plus fera bien entendu descendre le coût de l’heure de vol. Il faut aussi savoir que la durée de vie d’un revo varie de 2 à 4 ans.

coût de l’heure de vol entre 0.84 et 1.69 €

En comparant avec d’autres pratiques sportive liées au vent il est assez clair que le coût des grosses voiles explose le ticket d’entrée et limite les heures ainsi que les lieux de pratique. Pour ce qui est des autres sports tels que les sports de ballon ou l’athlétisme, le cerf-volant reste très abordable car un sport de ballon ou l’athlétisme nécessite un terrain spécifique et donc des equipement dédiés impliquant une pratique en clubs donc un coût de licence non nécessaire pour le cerf-volant.

Cerf-volant économique

Même ceux qui ne se sente pas l’âme d’un fabriquant, peut accéder au pilotage 4 lignes à moindre coût en se tournant vers les quelques modèles économiques existants.

Le Mojo ou le revo EXP peuvent permettre de démarrer et faire encore baisser le coût de l’heure de vol lors de la première année sans être un hard-core flyer qui va passer 6h par semaine sur le terrain de vol.

Toutes ces considérations n’enlèvent rien au fait que le ticket d’entrée reste perçu comme important mais cela fera l’objet d’une autre réflexion dans un prochain billet.

Mojo is back again

Mon premier 4 lignes c’est offert une petite virée dans les nuages. En le mettant en l’air j’avais l’étrange sensation de piloter un CV incontrôlable. Bon sang qu’il est sur-vireur ! Je comprend maintenant pourquoi en passant au Revo Barresi j’avais l’impression que ce dernier n’avait pas de répondant. Je devais jouer beaucoup plus avec les poignées pour le mettre en mouvement. Je pense donc que le Mojo est un CV intéressant, pour celui qui veut bien persévérer, car une fois que l’on arrive à stabiliser cette machine, passer au Revo est un jeu d’enfant… juste pour le plaisir !

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1er Festival de Sissonne

Arrivé dès 9h30 ce samedi à Sissonne à une vingtaine de km de Laon pour cette première organisée par le club Cerf-Vol-Aisne, nous avons un temps maussade mais beaucoup de vent, trop de vent pour mon Zen mais le Mojo n’a pas rechigné à prendre l’air.

1er festival de Sissonne 22-23 juin 2013

1er festival de Sissonne 22-23 juin 2013

Le vent rafaleux a mis à mal les grosses structures dont la grosse chouette qui est allé se poser sur un toit voisin. Heureusement que côté pilotable, ceux qui avaient des ventilés ont pu s’en donner à cœur joie.

Jean-Luc au revo ventilé

De nombreux enfants sont venus s’initier aux cerfs-volants et le 4 lignes a connu un grand succès.

1er festival de Sissonne 22-23 juin 2013

Réveillé à plusieurs reprise par des averses, la journée de dimanche s’annoce plus ensoleillée. A suivre… Juste pour le plaisir.

Les beaux jours reviennent enfin: rétrospective sur un an de cerf-volant

Les beaux jours sont revenus et les cerfs-volants vont pouvoir sortir. Je vais pouvoir reprendre mon apprentissage du 4 lignes en extérieur que j’avais mis de côté au profit du vol en salle dont l’avantage est d’être indépendant des conditions météo. C’est l’occasion de revenir sur cette période de découverte du cerf-volant pilotable.

Il y a un an j’ai débuté avec un Mojo peu onéreux pour découvrir le 4 lignes. C’est un cerf-volant amusant dont la prise en main est facilitée par les voiles de frein qui le stabilisent. Très rapidement on arrive à immobiliser le cerf-volant et faire des piqués impressionnants. Puis, l’inconvénient des freins se fait sentir quand on est obliger d’attendre des vents d’au moins 20km/h, pas faciles à avoir quand on est à l’intérieur des terres, afin de voler correctement. On enlève alors les freins et on découvre qu’il faut faire encore l’apprentissage du vol sans les petites roues de la bicyclette. Finalement la maîtrise du Mojo sans les freins est un exercice assez facile mais la baisse des températures l’ont remisé et le Revo indoor a pris le relais.

L’expérience du Mojo et le vol en “glide” que l’on acquière rapidement car le Mojo est rapidement en difficulté dès que le vent descend sous 15km/h, me permirent de démarrer le vol en salle sur de bonnes bases. J’ai essayé dans un premier temps des cerfs-volants 2 lignes mais c’est le 4 lignes qui m’intéresse. Le Revo Indoor est un spécialiste du vol en salle. Il très léger et sa grande surface ailaire permet de minimiser l’effort du pilote en tirant partie du moindre souffle de vent relatif. De plus comme le vent relatif est faible il n’a pas besoin de bridage. Cette absence de bridage est un peu déroutante et il faut une petite adaptation avant de réaliser que c’est un choix idéal pour le vol en salle: il facilite le “glide” et le guidage du cerf-volant. Les cerf-volistes indoor européens sont partis sur une autre voie: les cerfs-volants sont des 4 lignes normaux (avec un bridage) mais seulement allégés. Cela donne un vol qui se rapproche plus du 4 lignes extérieur mais nécessite plus d’effort, tandis que le Revo indoor américain propose un vol plus doux, tout en délicatesse (bien que la prestation de Watson Spencer au Kite Museum en début d’année me donne tord).

Avec le retour (tardif) des beaux jours je comptais mettre en l’air mon B-Zen mais le mauvais temps du mois de mai m’a très bien illustré l’inconvénient du vol en extérieur. Il nécessite un équipement adapté à chaque situation de vent. Il faut non seulement plusieurs types de cerfs-volants mais aussi plusieurs types de ligne. Le B-Zen étant un cerf-volant pour faible vent (où pas de vent quand on s’appelle Dietmar Schlottig) quand le vent monte, il génère une forte traction. Cela est non seulement désagréable mais aussi  dommageable pour la voile où de petites déchirures apparaissent. Il faudra donc que je m’équipe avec un cerf-volant pour des vents plus forts.

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Récemment je découvre le vol en équipe. C’est un exercice différent du vol solo où on se concentre sur son cerf-volant et laisse libre cours à son imagination. Le vol en équipe ou vol en formation est très captivant pour le spectateur mais requière des aptitudes particulières du pilote. Ce dernier doit avoir une vue d’ensemble des autres cerfs-volants pour gérer sa position parmi le groupe. De plus pour voler en équipe il faut avoir un minimum de maîtrise de son engin. Je crois malheureusement que je n’ai pas encore suffisamment de maîtrise de mon cerf-volant pour voler en équipe mais ça viendra car j’y travaille… avec plaisir ! Kite just for fun !